J'écoute : pas Je regarde : pas Je lis : pas Je joue : pas Je mange : pas Je bois : pas Je cite : Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver. Je pense : pas Je rêve : pas (mis à jour lundi 3 décembre 2007 à 21:15)
II► Résumé : L'amour de la chanson. André Le Hir (Acteur, metteur en scène...) aime les causes perdues, pour les autres et pour lui-même...
Il vous proposejusqu'au 5 juillet, 19H00
un petit détour du côté de l'Intime, de la violence d'être au monde, du terrible cynisme de ce qu'on ose encore appeler l'Amour, de la formidable infirmité à vivre, aujourd'hui comme hier et comme demain...
Il vous invite à flirter avec l'accessoire qui ressemble si fort, si on veut s'y attarder, à l'Essentiel !
Rassemblant des artistes africains et français / auteurs, metteur en scène, chorégraphe, danseurs, comédiens, musiciens / 2147, l’Afrique est un projet où s’entrecroisent danse, théâtre et musique, dans une démarche de mise en récit et en geste de l’Afrique.
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2147 est la date a laquelle le rapport de l'ONU situe le moment où la pauvreté en Afrique pourrait commencer à "diminuer de moitié"...
Une date par sa précision administrative, scandaleuse par l'impuissance et le cynisme qu'elle suppose...
Fictions / Drôles de drames Quartett de Heiner Müller
Le 9 juillet 2007, France Culture et le festival d’Avignon créaient un véritable événement avec la lecture de Quartett d’Heiner Müller en public et en direct de la Cour d’Honneur du Palais des Papes par Jeanne Moreau et Sami Frey.
I noticed the grass, I noticed the hills, I noticed the highways,
I noticed the dirt road;
I noticed the car rows in the parking lot
I noticed the ticket takers, noticed the cash and the checks and credit cards,
I noticed the buses, noticed mourners, I noticed their children in red dresses,
I noticed the entrance sign, noticed retreat houses, noticed blue and yellow flags
Noticed the devotees, their trucks and buses, guards in khaki uniforms,
I noticed the crowds, noticed misty skies, noticed the all
– pervading smiles and empty eyes –
I noticed the pillows, coloured red and yellow, square pillows round and round
I noticed the Tori gate, passers-through bowing, a parade of men & women in formal dress
Noticed the procession, noticed the bagpipe, drums, horns, noticed high silk head crowns and saffron robes, noticed the three piece suits,
I noticed the palanquin, an umbrella, the stupa painted with jewels the Colours of the four directions
Amber for generosity, green for karmic works,
I noticed the white for Buddha, red for the heart
Thirteen worlds on the stupa hat, noticed the bell handle and umbrella, the empty head of the white cement bell
Noticed the corpse to be set in the head of the bell
Noticed the monks chanting, horn plaint in our ears, smoke rising from astep the firebrick empty bells
Noticed the crowds quiet, noticed the Chilean poet, noticed a rainbow,
I noticed the guru was dead,
I noticed his teacher bare breasted watching the corpse burn in the stupa,
Noticed morning students sad cross legged before their books, chanting devotional mantra’s, Gesturing mysterious fingers, bells and brass thunderbolts in their hands,
I noticed flames rising above flags and wires and umbrellas and painted orange poles,
I noticed, I noticed the sky, noticed the sun, a rainbow around the sun, light misty clouds drifting over the sun
I noticed my own heart beating, breath passing through my nostrils
My feet walking, eyes seeing,
I've noticed smoke above the corpse, I've noticed fired monuments
I noticed the path downhill, I've noticed the crowd moving toward the buses
I noticed food, lettuce salad, I noticed the teacher was absent,
I noticed my friends, I've noticed our car, I've noticed the blue Volvo,
I've noti...
Allen Ginsberg / "On the Cremation of Chogyam Thungpa Vidyadhara" (1987)
Artiste pluridisciplinaire, Kate McIntosh danseuse aux côtés de grands chorégraphes européens,
interprète au sein du collectif Poni et performeuse.
Pour Loose Promise, elle a donné les mêmes images à cinq écrivains,
demandant à chacun d’eux d’en faire une histoire.
Au final, cinq contes qu’elle mêle et auxquels elle donne vie à travers gestes et objets.
Et autant d’échos indistincts de mondes tour à tour innocents ou cruels,
fantasques ou minimalistes.
Et, bien sûr, les plus beaux sont les plus difficiles à se remémorer...
...Je trouvai enfin cette lettre que j'avais promis de brûler ; je ne la reconnus pas d'abord ; elle était sans adresse, elle était ouverte : quelques mots frappèrent mes regards malgré moi ; je tentai vainement de les en détourner, je ne pus résister au besoin de la lire tout entière. Je n'ai pas la force de la transcrire. Ellénore l'avait écrite après une des scènes violentes qui avaient précédé sa maladie.
« Adolphe, me disait-elle, pourquoi vous acharnez-vous sur moi ? Quel est mon crime ? De vous aimer, de ne pouvoir exister sans vous. Par quelle pitié bizarre n'osez-vous rompre un lien qui vous pèse, et déchirez-vous l'être malheureux près de qui votre pitié vous retient ? Pourquoi me refusez-vous le triste plaisir de vous croire au moins généreux ? Pourquoi vous montrez-vous furieux et faible ? L'idée de ma douleur vous poursuit, et le spectacle de cette douleur ne peut vous arrêter ! Qu'exigez-vous ? Que je vous quitte ? Ne voyez-vous pas que je n'en ai pas la force ? Ah ! c'est à vous, qui n'aimez pas, c'est à vous à la trouver, cette force, dans ce cœur lassé de moi, que tant d'amour ne saurait désarmer. Vous ne me la donnerez pas, vous me ferez languir dans les larmes, vous me ferez mourir à vos pieds ». – « Dites un mot, écrivait-elle ailleurs. Est-il un pays où je ne vous suive ? Est-il une retraite où je ne me cache pour vivre auprès de vous, sans être un fardeau dans votre vie ? Mais non, vous ne le voulez pas. Tous les projets que je propose, timide et tremblante, car vous m'avez glacée d'effroi, vous les repoussez avec impatience. Ce que j'obtiens de mieux, c'est votre
Tant de dureté ne convient pas à votre caractère. Vous êtes bon ; vos actions sont nobles et dévouées : mais quelles actions effaceraient vos paroles ? Ces paroles acérées retentissent autour de moi : je les entends la nuit ; elles me suivent, elle me dévorent, elles flétrissent tout ce que vous faites. Faut-il donc que je meure, Adolphe ? Eh bien, vous serez content ; elle mourra, cette pauvre créature que vous avez protégée, mais que vous frappez à coups redoublés. Elle mourra, cette importune Ellénore que vous ne pouvez supporter autour de vous, que vous regardez comme un obstacle, pour qui vous ne trouvez pas sur la terre une place qui ne vous fatigue ; elle mourra : vous marcherez seul au milieu de cette foule à laquelle vous êtes impatient de vous mêler ! Vous les connaîtrez, ces hommes que vous remerciez aujourd'hui d'être indifférents ; et peut-être un jour, froissé par ces cœurs arides, vous regretterez ce cœur dont vous disposiez, qui vivait de votre affection, qui eût bravé mille périls pour votre défense, et que vous ne daignez plus récompenser d'un regard ».