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J'écoute : pas
Je regarde : pas
Je lis : pas
Je joue : pas
Je mange : pas
Je bois : pas
Je cite : Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Je pense : pas
Je rêve : pas
(mis à jour lundi 3 décembre 2007 à 21:15)

04/07/2008

04/07/08 - 14:24

INTERROGATION
Trucage ou réalité ?

04/07/08 - 13:05

J'ai noté...


Ne pensons pas...Discrète et contenue, Que l'âme de chacun de nous deux continue
Ce calme et cette mort sereine du soleil.

P.V

04/07/08 - 07:47

JEU FLASH

A vous de résoudre les énigmes
CLIC sur l'image

03/07/2008

03/07/08 - 00:00

1 + 1


André Le Hir / Chansons pour rien

Théâtre du Grand Rond
23 rue des Potiers à Toulouse.
CLIC sur l'image


II► Résumé : L'amour de la chanson. André Le Hir (Acteur, metteur en scène...) aime les causes perdues, pour les autres et pour lui-même...

Il vous propose jusqu'au 5 juillet, 19H00

un petit détour du côté de l'Intime, de la violence d'être au monde, du terrible cynisme de ce qu'on ose encore appeler l'Amour, de la formidable infirmité à vivre, aujourd'hui comme hier et comme demain...

Il vous invite à flirter avec l'accessoire qui ressemble si fort, si on veut s'y attarder, à l'Essentiel !


◆ ◆

02/07/2008

02/07/08 - 23:57

02/07/08 - 14:06

2147, L'AFRIQUE / TNT

TOURÉ / GALOTTA / TRAORÉ

Rassemblant des artistes africains et français / auteurs, metteur en scène, chorégraphe, danseurs, comédiens, musiciens / 2147, l’Afrique est un projet où s’entrecroisent danse, théâtre et musique, dans une démarche de mise en récit et en geste de l’Afrique.

***

2147 est la date a laquelle le rapport de l'ONU situe le moment où la pauvreté en Afrique pourrait commencer à "diminuer de moitié"...
Une date par sa précision administrative, scandaleuse par l'impuissance et le cynisme qu'elle suppose...

01/07/2008

01/07/08 - 00:00

Ecouter Quartett

CLIC SUR L'IMAGE

Fictions / Drôles de drames
Quartett de Heiner Müller

Le 9 juillet 2007, France Culture et le festival d’Avignon créaient un véritable événement avec la lecture de Quartett d’Heiner Müller en public et en direct de la Cour d’Honneur du Palais des Papes par Jeanne Moreau et Sami Frey.

***

30/06/2008

30/06/08 - 01:10

Patti Smith & Philip Glass / A. Ginsberg




I noticed the grass, I noticed the hills, I noticed the highways,

I noticed the dirt road;

I noticed the car rows in the parking lot

I noticed the ticket takers, noticed the cash and the checks and credit cards,

I noticed the buses, noticed mourners, I noticed their children in red dresses,

I noticed the entrance sign, noticed retreat houses, noticed blue and yellow flags

Noticed the devotees, their trucks and buses, guards in khaki uniforms,

I noticed the crowds, noticed misty skies, noticed the all

– pervading smiles and empty eyes –

I noticed the pillows, coloured red and yellow, square pillows round and round

I noticed the Tori gate, passers-through bowing, a parade of men & women in formal dress

Noticed the procession, noticed the bagpipe, drums, horns, noticed high silk head crowns and saffron robes, noticed the three piece suits,

I noticed the palanquin, an umbrella, the stupa painted with jewels the Colours of the four directions

Amber for generosity, green for karmic works,

I noticed the white for Buddha, red for the heart

Thirteen worlds on the stupa hat, noticed the bell handle and umbrella, the empty head of the white cement bell

Noticed the corpse to be set in the head of the bell

Noticed the monks chanting, horn plaint in our ears, smoke rising from astep the firebrick empty bells

Noticed the crowds quiet, noticed the Chilean poet, noticed a rainbow,

I noticed the guru was dead,

I noticed his teacher bare breasted watching the corpse burn in the stupa,

Noticed morning students sad cross legged before their books, chanting devotional mantra’s, Gesturing mysterious fingers, bells and brass thunderbolts in their hands,

I noticed flames rising above flags and wires and umbrellas and painted orange poles,

I noticed, I noticed the sky, noticed the sun, a rainbow around the sun, light misty clouds drifting over the sun

I noticed my own heart beating, breath passing through my nostrils

My feet walking, eyes seeing,

I've noticed smoke above the corpse, I've noticed fired monuments

I noticed the path downhill, I've noticed the crowd moving toward the buses

I noticed food, lettuce salad, I noticed the teacher was absent,

I noticed my friends, I've noticed our car, I've noticed the blue Volvo,

I've noti...



Allen Ginsberg / "On the Cremation of Chogyam Thungpa Vidyadhara" (1987)


29/06/2008

29/06/08 - 13:34


Che calore,♥♣


29/06/08 - 11:44

Le vrai ne se prouve pas. Il se profère. Quand il s’exprime en vérité, sans faux-fuyant dans le calme de l’évidence, l’autre est un sage qu’il me faut instamment écouter...

C. Juliet / Extrait Journal I, 1965

28/06/2008

28/06/08 - 17:34

THEATRE GARONNE
Loose Promise / Kate McIntosh

[ Dans le cadre du Festival extremis #3 ]
Performance / 60’ / en anglais surtitré


Artiste pluridisciplinaire,
Kate McIntosh danseuse aux côtés de grands chorégraphes européens,
interprète au sein du collectif Poni et performeuse.

Pour Loose Promise, elle a donné les mêmes images à cinq écrivains,
demandant à chacun d’eux d’en faire une histoire.

Au final, cinq contes qu’elle mêle et auxquels elle donne vie à travers gestes et objets.
Et autant d’échos indistincts de mondes tour à tour innocents ou cruels,
fantasques ou minimalistes.
Et, bien sûr, les plus beaux sont les plus difficiles à se remémorer...

+ + +


27/06/2008

27/06/08 - 05:53

The Dream Machine

Sergei Parajanov


Le Rossignol et la Rose


D '

où viens-tu, Rossignol errant ?

Ô Ne pleure pas, je pleurerai.

Tu cherches la Rose, moi — la Belle.

4 Ô Ne pleure pas, je pleurerai.



Viens, ouvre ton cœur, bénie soit

La montagne de ton envol.

La Rose t'a brûlé, moi — la Belle.

8 Ô Ne pleure pas, je pleurerai.



Je me promène avec la Belle,

Comme Rossignol avec l'épine,

Toi et la Rose, moi et la Belle.

12 Ô Ne pleure pas, je pleurerai.



Vert je suis, vert comme un cyprès,

Viens ! Chante ! Ta voix je la connais.

Appelle la Rose, et moi — la Belle.

16 Ô Ne pleure pas, je pleurerai.



Voix limpide, Rossignol errant,

Nous nous brûlâmes, et toi, et moi.

Sayat-Nova a dit : « Cruelle !

20 Ô Ne pleure pas, je pleurerai. »

Sayat-Nova


◈◈◈

26/06/2008

 

...Je trouvai enfin cette lettre que j'avais promis de brûler ; je ne la reconnus pas d'abord ; elle était sans adresse, elle était ouverte : quelques mots frappèrent mes regards malgré moi ; je tentai vainement de les en détourner, je ne pus résister au besoin de la lire tout entière. Je n'ai pas la force de la transcrire. Ellénore l'avait écrite après une des scènes violentes qui avaient précédé sa maladie. « Adolphe, me disait-elle, pourquoi vous acharnez-vous sur moi ? Quel est mon crime ? De vous aimer, de ne pouvoir exister sans vous. Par quelle pitié bizarre n'osez-vous rompre un lien qui vous pèse, et déchirez-vous l'être malheureux près de qui votre pitié vous retient ? Pourquoi me refusez-vous le triste plaisir de vous croire au moins généreux ? Pourquoi vous montrez-vous furieux et faible ? L'idée de ma douleur vous poursuit, et le spectacle de cette douleur ne peut vous arrêter ! Qu'exigez-vous ? Que je vous quitte ? Ne voyez-vous pas que je n'en ai pas la force ? Ah ! c'est à vous, qui n'aimez pas, c'est à vous à la trouver, cette force, dans ce cœur lassé de moi, que tant d'amour ne saurait désarmer. Vous ne me la donnerez pas, vous me ferez languir dans les larmes, vous me ferez mourir à vos pieds ». – « Dites un mot, écrivait-elle ailleurs. Est-il un pays où je ne vous suive ? Est-il une retraite où je ne me cache pour vivre auprès de vous, sans être un fardeau dans votre vie ? Mais non, vous ne le voulez pas. Tous les projets que je propose, timide et tremblante, car vous m'avez glacée d'effroi, vous les repoussez avec impatience. Ce que j'obtiens de mieux, c'est votre silence. Tant de dureté ne convient pas à votre caractère. Vous êtes bon ; vos actions sont nobles et dévouées : mais quelles actions effaceraient vos paroles ? Ces paroles acérées retentissent autour de moi : je les entends la nuit ; elles me suivent, elle me dévorent, elles flétrissent tout ce que vous faites. Faut-il donc que je meure, Adolphe ? Eh bien, vous serez content ; elle mourra, cette pauvre créature que vous avez protégée, mais que vous frappez à coups redoublés. Elle mourra, cette importune Ellénore que vous ne pouvez supporter autour de vous, que vous regardez comme un obstacle, pour qui vous ne trouvez pas sur la terre une place qui ne vous fatigue ; elle mourra : vous marcherez seul au milieu de cette foule à laquelle vous êtes impatient de vous mêler ! Vous les connaîtrez, ces hommes que vous remerciez aujourd'hui d'être indifférents ; et peut-être un jour, froissé par ces cœurs arides, vous regretterez ce cœur dont vous disposiez, qui vivait de votre affection, qui eût bravé mille périls pour votre défense, et que vous ne daignez plus récompenser d'un regard ».

FIN

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