J'écoute : pas Je regarde : pas Je lis : pas Je joue : pas Je mange : pas Je bois : pas Je cite : Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver. Je pense : pas Je rêve : pas (mis à jour lundi 3 décembre 2007 à 21:15)
Chorégraphe né dans les îles Samoa, Lemi Ponifasio, est de ceux pour qui la danse est un art rituel. Il ouvre les portes d'un monde magique, fascinant et lointain. Un choc sonore énorme plonge le public dans la stupeur : la tempête. Une force qui ne va faire que s’amplifier tout au long du spectacle...
1900 - The Enchanted Drawing /1903 - The Great Train Robbery /1923 - The Ten Commandments (Silent)
1927 - Sunrise / 1933 - King Kong /1939 - The Wizard of Oz /1940 - The Thief of Bagdad
1954 - 20,000 Leagues Under the Sea / 1956 - Forbidden Planet /1963 - Jason and the Argonauts
1964 - Mary Poppins /1977 - Star Wars /1982 - Tron / 1985 - Back to the Future
1988 - Who Framed Roger Rabbit / 1989 - The Abyss /1991 - Terminator 2: Judgement Day
1992 - The Young Indiana Jones Chronicles / 1993 - Jurassic Park / 2004 - Spider-Man 2
2005 - King Kong 2006 - Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest
2007 - Pirates of the Caribbean: At World's End /2007 - The Golden Compass
2008 - The Spiderwick Chronicles /2008 - The Curious Case of Benjamin Button
10ème electronica, 10ème massage sonore, 10ème expérience acoustique. Le moment pour nous de nous éloigner un peu du format concert, pour une session d’écoute dynamique où créations radiophoniques et audio-visuelles seront à l’honneur. Au plus proche des sons, loin de tout vacarme ou tumulte, boucles fantasmagoriques et collages documentaires vous berceront, lové au creux d'un paysage sonore aussi étrange que familier... :)
Session d’écoute dynamique / Christophe Giffard
Entre l’art radiophonique et la création musicale, Christophe Giffard capture notre environnement sonore quotidien. Ses matériaux, interviews, reportages et prises de sons, se mêlent aux compositions musicales. Il explore les techniques de couper/coller, manipule les sons, se joue des rythmes et tente de nous proposer de nouvelles approches où le fond et la forme se renvoient l’un à l’autre. Ses session d'écoute dynamique sont mises en lumière par le plasticien Mourad Maalaoui.
Moderno / Francisco Berchenko
Initié en 2007 par le producteur franco-chilien Francisco Berchenko, Moderno est un projet de création musicale illustré en vidéo. Moderno est une suite de constructions sonores à la fois mélodiques et fragmentées, d’explorations autour du grain et de la matière sonore. De paysages rugueux en climats éthérés, la poésie musicale de Moderno se reflète dans l’intimité du milieu ambiant capturé par la caméra de Laurent Padiou et Vincent Ducros (Prix Flash Festival 2007 - Centre Georges Pompidou).
Kissed by the Sun... Better Still the Revenge of Geograhy
Le danseur et chorégraphe d'origine africaine Ibrahim Sissoko vit et travaille en région parisienne depuis de nombreuses années. La Sud-Aricaine Robyn Orlin appuie son travail sur une observation aiguë des métissages et des conflits entre les différentes identités culturelles, ethniques ou religieuses.
(avec la collaboration du vidéaste Philippe Lainé et du dessinateur Maxime Rebière.)
Mô, c’est une petite question simple : qu’est ce que la pensée ? Est-ce que le fait de savoir (peut-être, un jour) comment je pense va changer ma façon de penser ? Quel type de conscience peut bien se créer, au delà d’un certain niveau de complexité ?
"Une expérience étonnante d’exploration de la conscience :
un spectacle original et revigorant." Hugues Le Tanneur, Les Inrockuptibles
«Voir sans les yeux, sentir par la peau, entendre par le poids du corps, comprendre que le sol est un gisement pour l’imaginaire, que tout vient de là. Le sol nous touche et nous invite à fondre, frapper ou bondir.»
La prochaine période glaciaire s’est installée. La Terre est gelée, l’humanité est éteinte... ou presque. Il reste un seul bonhomme "ZavattaR ^o^" qui, tout nu sur son vélo, suit une mystérieuse piste de bulles de savon dans l’espoir de retrouver un lieu plus accueillant. Criiii, criii, criii... La bande sonore est saisissante : le grincement de la bécane en stéréo, les hostiles courants venteux, le craquèlement des glaces, et (surtout) le petit cri désespéré qui accompagne les fréquentes chutes dans le vide...
Flèches gauche et droite pour gérer la vitesse, flèche du haut pour sauter. C’est tout simple, et pourtant le jeu est loin d’être facile. Surtout au niveau 6, qu’on recommence une quinzaine de fois sans broncher pour ne pas abandonner notre ZavattaR frigorifié à son sort.
Miroku (勅使川原三郎) est un solo captivant composé et interprété par le maître de la danse contemporaine japonaise. En habit rouge et pantalon noir, Saburo Teshigawara semble surgir des profondeurs et flotter dans un océan vidéographique. Un voyage poétique et spirituel.
...Je trouvai enfin cette lettre que j'avais promis de brûler ; je ne la reconnus pas d'abord ; elle était sans adresse, elle était ouverte : quelques mots frappèrent mes regards malgré moi ; je tentai vainement de les en détourner, je ne pus résister au besoin de la lire tout entière. Je n'ai pas la force de la transcrire. Ellénore l'avait écrite après une des scènes violentes qui avaient précédé sa maladie. « Adolphe, me disait-elle, pourquoi vous acharnez-vous sur moi ? Quel est mon crime ? De vous aimer, de ne pouvoir exister sans vous. Par quelle pitié bizarre n'osez-vous rompre un lien qui vous pèse, et déchirez-vous l'être malheureux près de qui votre pitié vous retient ? Pourquoi me refusez-vous le triste plaisir de vous croire au moins généreux ? Pourquoi vous montrez-vous furieux et faible ? L'idée de ma douleur vous poursuit, et le spectacle de cette douleur ne peut vous arrêter ! Qu'exigez-vous ? Que je vous quitte ? Ne voyez-vous pas que je n'en ai pas la force ? Ah ! c'est à vous, qui n'aimez pas, c'est à vous à la trouver, cette force, dans ce cœur lassé de moi, que tant d'amour ne saurait désarmer. Vous ne me la donnerez pas, vous me ferez languir dans les larmes, vous me ferez mourir à vos pieds ». – « Dites un mot, écrivait-elle ailleurs. Est-il un pays où je ne vous suive ? Est-il une retraite où je ne me cache pour vivre auprès de vous, sans être un fardeau dans votre vie ? Mais non, vous ne le voulez pas. Tous les projets que je propose, timide et tremblante, car vous m'avez glacée d'effroi, vous les repoussez avec impatience. Ce que j'obtiens de mieux, c'est votre. Tant de dureté ne convient pas à votre caractère. Vous êtes bon ; vos actions sont nobles et dévouées : mais quelles actions effaceraient vos paroles ? Ces paroles acérées retentissent autour de moi : je les entends la nuit ; elles me suivent, elle me dévorent, elles flétrissent tout ce que vous faites. Faut-il donc que je meure, Adolphe ? Eh bien, vous serez content ; elle mourra, cette pauvre créature que vous avez protégée, mais que vous frappez à coups redoublés. Elle mourra, cette importune Ellénore que vous ne pouvez supporter autour de vous, que vous regardez comme un obstacle, pour qui vous ne trouvez pas sur la terre une place qui ne vous fatigue ; elle mourra : vous marcherez seul au milieu de cette foule à laquelle vous êtes impatient de vous mêler ! Vous les connaîtrez, ces hommes que vous remerciez aujourd'hui d'être indifférents ; et peut-être un jour, froissé par ces cœurs arides, vous regretterez ce cœur dont vous disposiez, qui vivait de votre affection, qui eût bravé mille périls pour votre défense, et que vous ne daignez plus récompenser d'un regard ».