J'écoute : pas
Je regarde : pas
Je lis : pas
Je joue : pas
Je mange : pas
Je bois : pas
Je cite : Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Je pense : pas
Je rêve : pas
(mis à jour lundi 3 décembre 2007 à 21:15)

21/12/2006

21/12/06 - 23:21

LUMIERE SUR
DJAMEL TATAH


Né en 1959. à Saint-Chamond." Djamel Tatah peint principalement des portraits, au sens qu’en donne Jean-Marie Pontévia « le portrait est un tableau qui s’organise autour d’une figure ».

Ses personnages solitaires d’une pâleur inquiétante errent dans un décor sans sol, véritables corps désincarnés dont on ne voit jamais les pieds.

Ses silhouettes humaines s’inscrivent dans des fonds monochromes colorés. Ceux-ci, larges surfaces incertaines occupent une fonction antagoniste qui leur permet de nouer un dialogue ambivalent avec les figures qu’elles semblent accueillir et repousser à la fois."

commentaires

22/12/06 - 02:15

Tiens, un couramiaud !

22/12/06 - 08:06

TRADITION DU COURAMIAUD
Nom désignant les habitants de Saint-Chamond, dans la Loire.
Ce nom provient de l’appellation que donnaient les habitants des villes alentours aux habitants de Saint-Chamond à cause du déroulement de la fête des feux de la Saint-Jean. En effet, lors de cette fête, les couramiauds mettaient au-dessus du feu des chats dans une cage en osier en haut d’un mât. Lorsque le feu, brûlant le mât, faisait tomber la cage qui se cassait, les chats s'enfuyaient. Les couramiauds couraient alors après les chats. « Court après les chats » ? « court après les Miaous » ? « couramiaud ».
Cette fête, existant encore de nos jours, ne pratique plus évidemment cette particularité, mais le nom est resté.

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...Je trouvai enfin cette lettre que j'avais promis de brûler ; je ne la reconnus pas d'abord ; elle était sans adresse, elle était ouverte : quelques mots frappèrent mes regards malgré moi ; je tentai vainement de les en détourner, je ne pus résister au besoin de la lire tout entière. Je n'ai pas la force de la transcrire. Ellénore l'avait écrite après une des scènes violentes qui avaient précédé sa maladie. « Adolphe, me disait-elle, pourquoi vous acharnez-vous sur moi ? Quel est mon crime ? De vous aimer, de ne pouvoir exister sans vous. Par quelle pitié bizarre n'osez-vous rompre un lien qui vous pèse, et déchirez-vous l'être malheureux près de qui votre pitié vous retient ? Pourquoi me refusez-vous le triste plaisir de vous croire au moins généreux ? Pourquoi vous montrez-vous furieux et faible ? L'idée de ma douleur vous poursuit, et le spectacle de cette douleur ne peut vous arrêter ! Qu'exigez-vous ? Que je vous quitte ? Ne voyez-vous pas que je n'en ai pas la force ? Ah ! c'est à vous, qui n'aimez pas, c'est à vous à la trouver, cette force, dans ce cœur lassé de moi, que tant d'amour ne saurait désarmer. Vous ne me la donnerez pas, vous me ferez languir dans les larmes, vous me ferez mourir à vos pieds ». – « Dites un mot, écrivait-elle ailleurs. Est-il un pays où je ne vous suive ? Est-il une retraite où je ne me cache pour vivre auprès de vous, sans être un fardeau dans votre vie ? Mais non, vous ne le voulez pas. Tous les projets que je propose, timide et tremblante, car vous m'avez glacée d'effroi, vous les repoussez avec impatience. Ce que j'obtiens de mieux, c'est votre silence. Tant de dureté ne convient pas à votre caractère. Vous êtes bon ; vos actions sont nobles et dévouées : mais quelles actions effaceraient vos paroles ? Ces paroles acérées retentissent autour de moi : je les entends la nuit ; elles me suivent, elle me dévorent, elles flétrissent tout ce que vous faites. Faut-il donc que je meure, Adolphe ? Eh bien, vous serez content ; elle mourra, cette pauvre créature que vous avez protégée, mais que vous frappez à coups redoublés. Elle mourra, cette importune Ellénore que vous ne pouvez supporter autour de vous, que vous regardez comme un obstacle, pour qui vous ne trouvez pas sur la terre une place qui ne vous fatigue ; elle mourra : vous marcherez seul au milieu de cette foule à laquelle vous êtes impatient de vous mêler ! Vous les connaîtrez, ces hommes que vous remerciez aujourd'hui d'être indifférents ; et peut-être un jour, froissé par ces cœurs arides, vous regretterez ce cœur dont vous disposiez, qui vivait de votre affection, qui eût bravé mille périls pour votre défense, et que vous ne daignez plus récompenser d'un regard ».

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